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Thomas Louail

Coordonnées

Post-doctorant CNRS à l'UMR Géographie-cités
Équipe P.A.R.I.S., 13 rue du Four, 75006 Paris
01 40 46 40 00
Mail : louail@parisgeo.cnrs.fr
Site web : http://www.ibisc.fr/~tlouail/

Formation

Informatique, géographie

Thématiques de recherche

Mon travail de thèse a porté sur la comparaison, par la simulation, des morphogenèses urbaines en Europe et aux Etats-Unis, sur la période 1800-2000, à plusieurs niveaux d'organisation spatiale (intra et inter-urbains). Le projet avait pour but d'essayer d'apporter des éléments de réflexion à des questions du type : "Si l'on fait l'hypothèse qu'il existe des processus universels de localisation des acteurs et des résidents dans les villes, les différences géométriques (topologie des réseaux + vitesses) existant entre villes européennes et états-uniennes suffisent-elles à générer les différences qu'on y observe en terme de répartition spatiale des densités et des prix ?". Du point de vue de l'informatique, le projet a essentiellement suivi deux directions :
  1. la première est celle d'approches de calcul qui permettent la prise en compte et l'articulation expressive de multiples niveaux d'organisation/abstraction dans des modèles de simulation. Parmi les différentes familles de modélisation de systèmes dynamiques, les systèmes multi-agents sont très populaires en géographie, notamment du fait de leur vocabulaire, mais aussi pour leur mise en avant de l'articulation de dynamiques spatialisées ascendantes et descendantes. Pour simuler des systèmes à plusieurs niveaux interdépendants, et pour lesquels chacun de ces niveaux est potentiellement bien décrit par l'expert comme un système distribué d'entités hétérogènes, spatialisées et interagissant, il faut aller plus loin et se donner les moyens d'articuler dynamiquement plusieurs modèles préexistants, ou bien concevoir des SMA "récursifs" (un agent encapsule lui-même un SMA), etc.
  2. la seconde direction est celle des environnements d'expérimentation nécessaires à l'exploitation efficace, intelligente et collective de modèles de simulation spatiale, qui en gagnant en raffinement (ici en intégrant des dynamiques multi-scalaires), deviennent plus difficiles à étudier. Ces travaux se rattachent à ceux sur les scientific workflows management systems.

Points d’intérêt et attentes relativement à TransMonDyn

  • sur la comparaison de modèles : jusqu'où peut-on aller dans la modélisation / formalisation / systématisation avec un panel de participants aux origines disciplinaires aussi variées ? (où finit la méthode et où commence le discours ?). Sur la comparaison de processus (recherche d'universaux éventuels et mise en lumière des spécificités) : peut-on aboutir à des classifications et des étiquettes communes pour recouper, dissocier, généraliser les processus, et qui permettent de constituer des catalogues de modèles élémentaires réutilisables ? Au delà, peut-on aller plus "dans le dur" et tenter d'appliquer des méthodes plus formelles de comparaison de modèles à des domaines transversaux ?
  • contribuer à la constitution d'un catalogue de modèles (existants et nouveaux) et à la conception et l'implémentation de modèles très simples (KISS) encapsulant les processus transversaux qui auront filtré de la comparaison. Ce catalogue pourrait à la fois servir de librairie logicielle pour tous les participants (briques de base pour la constitution de nouveaux modèles), mais également à l'illustration pédagogique de notions scientifiques transversales (utilisation en enseignement et manifestations scientifiques grand public ?)
  • quelle notion de preuve et quels moyens de la preuve dans des disciplines comme l'archéologie ou la paléo-linguistique qui étudient de si longues temporalités, et pour lesquelles les traces matérielles sont si peu nombreuses et accessibles en comparaison avec d'autres champs du savoir