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Franck Varenne

Coordonnées

Maître de conférences en épistémologie à l’Université de Rouen
Chercheur au GEMASS (CNRS UMR 8598 / Paris Sorbonne) : Groupe d’Etudes des Méthodes de l’Analyse Sociologique de la Sorbonne
Mail : fvarenne@wanadoo.fr
Site web : http://www.gemass.fr/spip.php?article46 / http://franck.varenne.monsite-orange.fr

Objets de recherches

  • Evolutions et variétés des formalismes en sciences à l’époque contemporaine, spécifiquement depuis la seconde guerre mondiale et notamment depuis l’essor de l’ordinateur
  • Variétés de l’apport en connaissance de ces formalismes (empirique, conceptuelle, théorique…)
  • Innovations épistémologiques intervenant à la faveur de déblocages techniques et méthodologiques (tournants computationnels)
  • La question de l’essor contemporain des simulations intégratives et figuratives versus la traditionnelle peur des images en épistémologie (iconoclasme épistémologique) spécifiquement en France (cas de la biologie, mais aussi de la géographie et de l’archéologie…)
  • Quelques propositions de distinctions conceptuelles : clivages et différences de statuts 1) entre modèles (statistiques, d’analyse, mathématiques, computationnels…), 2) entre modèles et simulations et 3) entre simulations (numérique, algorithmique ou à base de règles, informatiques)
  • Ces statuts sont les plus variés dans les modèles de systèmes complexes, d’où mon intérêt logiquement étendu aujourd’hui aux modélisations et simulations des systèmes complexes

Méthodes

  • Immersion dans la littérature, observation des pratiques, rencontre des acteurs. Ex. : Etude de cas pour la thèse (2004, publiée en 2007 et 2010) : évolution des modèles de croissance de plantes de la naissance des modèles mathématiques à l’essor de la biologie computationnelle des plantes
  • Méthode d’analyse : analyse technique, historique, épistémologique, comparative et différenciante des méthodes de modélisation et simulation de systèmes complexes, puis conceptualisations de ces différences à l’aide de distinctions issues notamment de la philosophie analytique des symboles (Goodman) : voir l'article en ligne de Phan & Varenne 2010

Mes intérêt pour TransMonDyn sont liés à mon sujet d’HDR (étude de cas aussi) qui portera sur l’épistémologie comparative des modèles et des simulations en géographie :
  • Comparer l’éventail des statuts épistémologiques des modèles en biologie computationnelle et en géographie et archéologie simulant par agents
  • Prise en compte nouvelle de l’espace par les simulations à agents (comme en biologie). Avec les simulations, les formalismes devenant spatiaux l’espace peut être mieux formalisé. Par là, un peu comme en biologie, on retrouve les vieilles tensions renouvelées, ou apaisées, entre anatomie, physiologie et morphologie (sociales)
  • Avec les modèles de simulations, spécifiquement avec le projet TransMonDyn : prise en compte de l’historicité dans les simulations à travers la représentation de l’hétérogénéité (dynamique) de l’espace, prise elle-même comme espace de mémorisation (traces) et donc d’« irréversibilisation »
  • Question corrélative du bouleversement possible de la hiérarchie des disciplines en sciences sociales : géographie Versus économie = du 18ème siècle au 21ème siècle, on serait passé de la primauté de l’échange dans le temps à la primauté de l’habiter dans l’espace. La géographie et l’archéologie : fondement, matrice ou creuset des sciences sociales de demain ?
  • Je m’intéresse aussi une des grandes questions (liées) concernant la représentation des systèmes complexes en général (celle que pose Léna dans sa fiche) : « processus génériques versus évolutions contingentes à un lieu ou une époque ». Généricité / Contingence en situation d’historicité. Peut-on définir une mesure de la contingence ou symétriquement, de la généricité, quand une simulation peut partiellement (et c’est nouveau dans l’histoire des modèles) rendre compte d’une historicité dans un espace ?